PAROLES

Madame...tout court

Madame Soeur

Je t'ai trouvée hier

blottie sous mes paupières

quand je dormais encore

Madame Soeur

Je t'ai trouvé hier

toute enrobée de fleurs.

 

 

Madame,

Tant que dure le monde

entre " Prendre " et " donner "

ce choix de chaque seconde

me pèse une éternité

Madame Vie

tu me rends tout si léger !

 

 

Madame Terre

Sors moi de ces Vents contraires

de ces gestes au dos tourné

Ils ont la même mère

comme l'hiver et l'été

Madame, j'espère

que ta peau roule sous nos pieds

pour encore bien des hivers

pour encore bien des étés.

 

Madame Mon Amour

Comment sortir des " deux "?

Comment sortir des dessous ?

Comment sortir des dessus ?

des dedans, des dehors, des " toi/moi ",

des " je/nous "  ?

Madame,

je ne suis pas contre si tu es pour

se passer de discours.

 

Mais tout ça pour aller où ?

Madame

Tout ça pour aller où ?

Tout ça pour aller haut

aussi loin que l'on peut

là où donner c'est rendre

là où donner c'est prendre

un éclat de ciel bleu ...

 

Madame Soeur,

Madame Vie,

Madame Jour,

Madame Nuit,

Madame Amie,

Madame Amour,

Madame.......................................tout court

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BOHÉMIENNE

Dans ta main sûre

la mienne

tremble comme un poème

heureux que tu l'apprennes encore

 

Dans tes bras

Bohémienne

dévêtu de mes chaînes

je suis drapé de feu et d'or

 

Quelques chants de bohème

se posent sur mes peines

pour faire danser même les morts

 

 

                                         Pour toi qui m'a sauvé des eaux

                                         donné l'horizon pour berceau

                                          j'ai quitté l'habit du Déluge

                                         Tu es belle et je ne suis pas beau

                                         ce monde m'a courbé le dos

                                         mais mon cœur a ma voix pour refuge

 

                                         Aussi loin dans tes yeux que je m'approche

                                         Même si je n'ai pas de carrosse

                                         là enfin je peux....rouler ma bosse.

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Tu portes le jour comme une reine... comme

la nuit porte une lune pleine.... comme

l'étoile qui me ramène au port

 

Le Beau est tien, ma Bohémienne

mais tu le poses comme une graine

cachée dans cet étrange corps.

 

Quelques chants de Bohème

dans ma vois se promènent

pour faire chanter même les morts

RETROUVAILLES

Sans bagage et sans âge

Je voyage

mais ne suis pas errant.

Tenez votre langage, Ignorants.

 

Moi j'ai trouvé ma race

est celle des « passants »

de ceux qui laissent leur trace

dans le vent.

 

Pèlerin, pas de lieux saints,

Croisé, de terre promise

pourquoi chercher le feu sous la banquise ?

 

La tempête et l'orage

savent ce que je vise

eux parlent la parole précise.

 

 

                 Où que j'aille

                 Je vois le Monde s'étendre

                 Une entaille

                 et je le vois se répandre

                 Où que j'aille

                 Il n' a plus rien à me vendre

                Je remonte des cendres

                 mes Retrouvailles

Le matin, le cœur un peu plus loin

lassé d'hier comme d'une terre conquise

un nouveau jour en escorte, et pour toute valise

 

La tempête et l'orage

savent ce que je vise

et parlent la parole précise.

 

 

 

                Où que j'aille

                Je vois le Monde s'étendre

                Une entaille

                et je le vois se répandre

                Où que j'aille

                Il n' a plus rien à me prendre

               Je remonte des cendres

               mes Retrouvailles

 

 

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LA FORGE

Du four comme d’un ventre

Du braiser comme d’un centre

Quand il sort un éclat de fer

Entends le premier coup de tonnerre.

 

Où tu ne vois que du feu

Lui voit ce qui est précieux

Le secret de cet alliage

D’amour et de courage.

 

Gare le métal est brûlant

Pour des gestes tremblants

Lui ses mains restent sûres

Trempées dans le bleu de l’azur ;

 

Et cette forme qui se donne

Sous le marteau qui façonne

Se tord cet oiseau de fer

Dans des éclats, des éclairs.

 

                                    Au premier coup dans la forge, (bis)

                                    Monte le premier mot dans ma gorge…

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Du four comme d’un ventre

Il va chercher dans la cendre

De quoi forger et faire

Retentir le tonnerre.

 

Prendre la force sans colère

Et face à la matière

Fondre et battre l’ouvrage

Avec le cœur et la rage.

 

Et le marteau décolle

Mais les pieds dans le sol

Il ramène d’un geste sincère

Tout le cœur de l’univers.

 

Regarde-le ce vieil homme

Qui forge et qui donne

Un visage à cette aventure

Entre le plomb et l’or pur.

LA HORDE

Si tu écartes devant moi les rivières

Si d'un doigt de fée tu défais l'ombre qui vient

j'aurai la force nécessaire

pour dépasser hier sans penser à demain

 

Le vent souffle et dans sa crinière

c'est le chant léger

Léger comme un parfum

Il fait danser ma bannière

avec celle des fous et des "moins que rien" .

 

 

 

Je lance cette Horde de moi

hors de moi

à l'assaut de cette Comédie

Au grand galop, le mors aux dents

moi je viens te chercher

dans cette chevauchée

moi j'y ai mis ma vie.

 

Lancez toujours vous qui avez

Lancez toujours vous qui savez

votre cavalerie

Rien ne peut l'arrêter

Elle ne veut plus qu'aimer

la Horde de ce que je suis...

Si tu dévoilez sous le feuillage de ma misère

comme les traces d'un passage ancien

oublié sous le poids de nos pères

dans la voix de nos mères

et nos désirs enfantins

 

Le monde court loin de sa tanière

à l'affût des fous et des "moins-que-rien"

qui portent le rire au coeur de la guerre

et dans le coeur ce qui nous reste de Bien.

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HORS DU CHAOS

Je vois...

Le sillon que tu creuses

D'une main généreuse

Dans ma peau de bois

Le ciseau qui chemine

Dans la masse dessine

Le plus beau

Morceau de moi

 

Je t'en prie décerne-moi

Jusqu'au coeur de mon bois

Pour toi j'ai roulé

Si loin de ma souche

Taille bien dans le fil

De mon histoire qui défile

Et par petites touches

 

                  Je m'abandonne entre tes mains d'Artiste,

                   Je m'abandonne entre tes mains d'Artiste.

Pas de « si... » qui t'arrête

Mon image s'apprête

Toi qui sort les loups de mon bois

Je sens le rabot que tu glisses

Comme une douce hélice

Décolle tout excès de moi

 

Chaque coups hors du chaos

Voilà qu'émerge comme de l'eau

Cette vie bien plus grande que moi

Forme et déforme à ta guise

et signe-moi de ta devise:

« rêve-toi »

 

Et je suis...

Léger comme l'air, lourd comme la Terre

Et bien plus grand que le monde

Léger comme l'air, lourd comme la Terre

En moi plus rien ne tremble

Léger comme l'air, lourd comme la Terre

A chaque copeaux qui tombent

Léger comme l'air, lourd comme la Terre

Dis-moi à qui je ressemble ?

Dis-moi à qui je ressemble ?

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CHANT D'OR

Ne crois pas qu'il est doux

ce chant

même s'il est d'or

S'il caresse ta joue, s'il fait battre ton coeur

 

Ne crois pas qu'il est doux

ce chant

même s'il endort

les chiens et les loups

et tous les mauvais sorts .

 

Ne crois pas qu'il est doux ce chant

même s'il est d'or.....

 

 

 

Ne crois pas qu'il est doux

ce chant

même s'il est d'or

il a le poids tranchant

d'une nouvelle épée soeur.

 

Ne crois pas qu'il est doux

ce chant

Ne crois pas qu'il ait peur

Vois comme il se tient debout

Vois comme il se tient vainqueur.

 

Ne crois pas qu'il est doux ce chant

même s'il est d'or.....

" J'ai lavé de mes pleurs

cette Terre que tu foules

aux grandes eaux, de ma grande erreur

où mes larmes s'écoulent.

 

 

Je ne viens pas conter encore

l'histoire de mes soupirs

mais dans un dernier effort

poser mes cordes à ta lyre

 

Ne crois pas qu'il est doux

ce chant

mais laisse moi te l'offrir...

 

C'est un dernier verrou

ce chant

et il te faut l'ouvrir

pour moi qui n'ai plus de voix

mais que toi pour le dire

 

Qu'importe les Furies maintenant

et le rire du Cerbère

Je sais enfin comment

sortir mon Amour de cet Enfer

Comment détruire les frontières du sombre précipice

Il faut d'abord le sortir des frontières du coeur d'Eurydice

" Tout est sauf

sauf si tu doutes. "

ce dernier chant d'Orphée

c'est la route

alors écoute....

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